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Louis


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mardi 8 août 2017

Louis fait de la résistance


Vous qui lisez cet article, ne faites pas la bêtise d'aller aux urgences d'un  hôpital un vendredi pour vous plaindre de vertiges, vous risquez gros !

Scénario : entrée aux urgences à 11 heures, prise en charge immédiate  puis attente, attente, attente... entrecoupée, d'un petit acte technique, prise de température, mesure de la glycémie, prise de sang...

Vers 16 heures, branle-bas de combat sur le pont ! Et le verdict tombe : vous allez être hospitalisé en oncologie. On vous y attend ! Réception joyeuse : collier de fleurs, verre d'accueil, grand sourie. Trop tard, le piège est refermé !

Le jour suivant se résume à la visite de différents médecins, qui vous posent chacun les mêmes questions et repartent vers d'autres horizons...

Le dimanche, si vous avez de la chance vous verrez trois ou quatre personnes différentes qui veilleront à vous apporter votre plateau repas plein de choses que vous n'aimez pas : À mon avis, ils ont une liste des choses les plus infâmes pour le week-end !

En général, quand je ne dors pas la nuit, c'est qu'il y a quelque chose qui me turlupine et dont je veux trouver la solution le lendemain matin. Parfois, le hasard ou la bêtise me donne un bon coup de main...

Lundi, 5h35 du matin, une infirmière rentre dans ma chambre... "Je viens vous faire une prise de sang ! Eureka ! Je sais ce que je vais faire !

En moins de trente secondes, la pauvre est virée de ma chambre, avec le message : "Dès aujourd'hui, je quitte ce service !" à faire passer à qui de droit.

Quelques ambassadeurs sont venus pour tenter de me convaincre, en vain !

Onze heures, entrée en fanfare de mon oncologue favorite, suivie comme son ombre pas trois assistants muets : "Alors, Monsieur Delville, on fait de la résistance ?"

J'explique mon cas, mes deux journées infernales, le manque de communication... Elle convient avec moi de la situation.

Pris d'une inspiration, je lui annonce que moi je sais pourquoi on a jugé bon de m'hospitaliser un week-end : "Vous vous rendez compte, deux journées facturées pour aucun travail plus celle-ci puisqu'entretemps on est venu apporter mon plateau repas (chambre occupée à midi, journée entière à payer !).

Elle me regarde, je poursuis, "Ces trois jours vont servir à payer vos vacances, Madame !!!"

Elle a faiblement souri et m'a laissé manger.

L'après-midi, j'ai quitté le service sans regrets !
  

2 commentaires:

PICARD Marie Frane a dit…

Très bon compte rendu de ces deux journées d'hospitalisation et comme toujours avec ton humour légendaire. Bravo à toi Louis d'avoir le courage de faire de la résistance et le faire savoir.
Marie France et Paul

cvnmtyir a dit…

J'ai vécu un cas similaire ! Une horreur . Courage, Louis ! Tu verras la fin du tunnel ! Bisous de nous deux Jacques, à Fosses-la-Ville.